Peintre d’Euergidès – Grèce vers 510 avant Jésus-Christ, coupe de style attique à figures rouges

Mardi 17 décembre 2013, les élèves latinistes de 5ème se sont rendus au Musée des Beaux-Arts de Tours.

Les 27 élèves ont pris le bus accompagnés de Mme Barat, Mme Beaufreton et Mme Villeaud.

Les visiteurs, guidés par un conférencier ont pu observer des céramiques datant de l’Antiquité et représentant diverses scènes de mythologie. Nous avons vu une hydrie, sorte de vase qui contenait de l’eau et dont on se servait pour apporter et verser l’eau à la maison. Nous avons étudié une amphore qui pouvait contenir du vin ou de l’huile. Il y avait aussi des pots et des flacons qui renfermaient de l’huile pour la toilette ou du parfum. Certaines céramiques étaient décorées de scènes représentant les Enfers, c’est à dire le royaume des morts chez les Grecs et les Romains. Sur d’autres, nous avons reconnu le héros Thésée et le Minotaure. Tous ces objets ont au moins 2500 ans.

Hortense et Marie P

Persée, assisté par Minerve, pétrifie Phinée et ses compagnons en leur présentant la tête de Méduse

Nattier Jean-Marc (Paris, 1686 – Paris, 1766), huile sur toile.

En revenant de son aventure avec Méduse, Persée rencontra une jeune fille nommée Andromède, qui allait se faire dévorer par un terrible monstre. Il la sauva et le père d’Andromède lui accorda sa main. Ce tableau représente Persée lors de son mariage avec la princesse : la fête tourne à la catastrophe car le prince Phinée, qui devait se marier avec Andromède mais qui n’avait pas eu le courage d’aller la délivrer du monstre, attaque Persée avec l’aide de ses compagnons : il veut reprendre sa fiancée ! Grâce aux conseils de sa sœur Minerve, Persée brandit la tête de la Méduse et pétrifie l’assemblée. Phinée est alors vaincu.

Marie F., Laurie et Kristen

Philémon et Baucis donnant l’hospitalité à Jupiter et à Mercure

Jean Restout (1692-1768), huile sur toile

L’hospitalité est une règle divine. Jupiter et Mercure sont venus sur terre pour s’assurer que les humains respectent cette règle. Déguisés en voyageurs, aucun villageois ne voulut les accueillir, sauf Philémon et Baucis. Ils offrirent à manger aux dieux et leur lavèrent les pieds. Avant le départ des voyageurs, le couple voulut leur donner leur dernière volaille, une oie. Les dieux refusèrent et montrèrent aux paysans leur nature divine. Impressionnés par leur sens de l’hospitalité, ils accordèrent un vœu à Philémon et Baucis. Ces derniers ayant toujours vécu heureux ensemble firent alors ce vœu : mourir ensemble quand le moment sera venu. A leur mort, ils se métamorphosèrent en arbres aux branches entrelacées.

Anaïs B. et Laure-Océane

 

Avant l’arrivée des romains à Tours, un petit peuple gaulois vit là.

Au 1er siècle, les Romains arrivent et construisent une ville qu’ils appellent Caesarodunum (“La colline de César”) car elle est en hauteur par rapport à la Loire un fleuve très sauvage à cette époque. Dans cette ville, ils installent différents édifices romains tels que un temple, des thermes, des ponts en bois, des routes et surtout, un amphithéâtre où les gens s’asseyaient sur une pente d’herbe

Dans le dernier quart de 4e siècle, les Romains craignent l’invasion des Barbares dans la ville. Ils bâtissent alors une muraille qui englobe 9/120 hectares de la ville en protégeant l’amphithéâtre.

Cette muraille est construite avec d’énormes pierres superposées provenant d’autres bâtiments pour les fondations et des plus petites pour le mur lui-même.

De temps en temps, ils installent des lits de briques pour remettre le mur droit et absorber l’humidité. Cette muraille mesure 12 m de hauteur et 5 m d’épaisseur. Il existe quand même des poternes destinées à la communication avec le reste de la ville.

Seuls les magistrats, les prêtres et les soldats ont le privilège de vivre, protégés par cette muraille

Une muraille a été construite par des Gallo-Romains vers la fin du III siècle, afin de protéger une partie de Tours . A cette endroit, se trouvait un amphithéâtre, des monuments administratifs et des thermes …

Les murailles toujours présentes et visibles sont en noir. Les murailles disparues sont en vert avec une bordure rouge quand des éléments de l’enceinte se retrouvent dans les bâtiments construits au dessus d’elle.

Cette muraille a un périmètre de 9 hectares, fait 12m de hauteur et a une épaisseur de 5m. Les Romains utilisaient une technique qui consistait à construire deux murs et à l’intérieur on comblait de remblais. Elle a été construite avec une certaine précipitation en utilisant les éléments des anciennes constructions des siècles précédents (maisons et édifices publics, temples, thermes, colonnes etc…).

Les plus grosses pierres étaient pour la base et les plus petites au-dessus soudées à l’aide de mortier. Les fondations vont jusqu’en dessous de la terre afin d’avoir une construction plus solide. D’ailleurs, ces souterrains sont visibles sous le musée des Beaux-Arts.

Elle comportait trois tours, en plus de celle aux extrémités, et deux poternes. Près de la poterne Ouest une grande pierre sculptée de 3,2m sur 0,8m a été retrouvée, elle provenait sans doute de l’entablement d’un édifice public de Caesarodunum (elle est visible au Musée de la Société Archéologique de Touraine).

Kristen et Laurie